Episode 3: dernier épisode ( part 1)

Updated: Jun 26, 2021

Le vent chatouilla son visage orné par deux perles vertes rappelant son origine noble et embelli par des tâches ayant la couleur des fruits d’arganier qui l’entouraient au milieu de ce vide hostile… Laissant derrière elle la vie aisée et les couvertures de soie, elle vit une vie de nomades. Dans une tente qui perdait de jours en jours sa noirceur, ‘’Fatema’’ passa sa première enfance insouciante et sous un plafond avec des grands parents deux oncles et une tante, elle prononça ses premiers mots et marcha ses premiers pas dans une maison si vaste et grande que le vieux et ses fils ne pouvaient entretenir et tombait en ruine petit à petit pour rejoindre la terre d’où elle venait, la terre de Haha. Entre la ville au soleil brulant et celle au vent doux, dans un point parmi des centaines de points de cette région où l’être humain s’est installé et vécu, la famille de ‘’Fatema’’ vivait dans leur grande demeure oubliée, héritée de mère en fille, cette maison était celle des aïeux de sa grand-mère maternelle. Deux ans d’errance et six ans dans une maison ancestrale ruinée, telle était le début de l’enfance de la jeune ‘’Fatema’’ qui n’avait rien de spéciale à part les traits de sa beauté. Son enfance était ce qu’on qualifiait d’enfance normale d’une enfant de campagne au début du vingtième siècle dans l’Empire Chérifien. Une enfance d’ignorance et de travaux lourds pour pouvoir vivre… Une enfance résumée dans le pâturage aux environs désertes de Haha, dans les travaux ménagers et dans la récolte et le broyage de la graine dorée Argane. Elle ne se rappelait pas de sa mère donc elle n’éprouvait pas un grand chagrin pour elle ni pour son père mais, une fois sa grand-mère rejoignit sa fille, la petite éprouva une grande tristesse et toutes les souffrances d’une orpheline s’éveillèrent. Elle pleura sa grand-mère mais aussi la mémoire de ses parents qu’elle n’a jamais eu la chance de les voir. La mort de sa grand-mère était le premier fil que la providence a défait dans son tissu pour que les autres fils se poursuivent dans une série de séparations. Sa tante s’est mariée et son oncle qu’a veillé sur elle a voyagé aux terres de l’Hispanie pour une nouvelle quête, une quête d’amour. Elle se rappelle encore du visage de son oncle quand il apprit le mariage de sa bien-aimée, la belle aux cheveux noirs et peau blanche. Une noble de la descendance la plus pure au monde Islamique, son aïeule était la fille du prophète. Il éprouvait un amour à la fois platonique et charnel pour elle et comptait se réunir avec son amante mais ce n’était pas le cas. L’oncle au sang d’Ares n’était pas prêt à sa lamenter et livrer son sort à la Providence, il créa son destin. Malheureusement, son destin ne se croisa pas avec sa nièce, il était obligé de la laisser seule avec son père et frère, son intuition ne le trompa pas quand il eut un mal au cœur en débarquant aux Iles des Canaries, il sut que son père mijotait quelque chose de louche pour la petite orpheline…

C’était un vendredi matin quand l’ami de son grand-père vint les visiter, ‘’Fatema’’ les servit comme d’habitude, mais, ce qui n’était pas comme toujours : les regards du vieil homme… Elle était en train de jouer quand son grand-père l’appela une deuxième fois pour lui annoncer avec sa voix rauque : Réjouis-toi ma fille, Dieu m’a compensé l’absence de ta grand-mère par la jeune ‘’Zahra’’ fille de mon ami et toi fille de ma chair aimée tu iras à une nouvelle demeure où tu seras la seule maitresse.

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